Les aventures de la Mystérieuse Madame Je... Moi ! Suivez mon parcours, ma vie, mes aventures !
vendredi 13 juillet 2012
La Mystérieuse Madame Je : Au cinéma, seule
Je suis allée voir un film aujourd'hui. Seule. C'était mon cadeau de fête. Deux billets et un popcorn. J'avais déjà les bonbons d'achetés en vrac ; une vraie aubaine. Ce qui est drôle est que j'ai déjà vu ce film. Et que j'avais un autre billet... mais plus personne pour me suivre dans mon aventure devant le grand écran. Monsieur Pretty Boy m'est lointain, maintenant. J'ai l'impression qu'à chaque jour, le creux s'agrandit et ne cessera jamais de s'agrandir. Que, de mon côté, je commence à perdre espoir. Je me dis qu'il ne m'aimera plus jamais. Qu'il m'oublie. Que je ne suis pas importante pour lui. Je suis beaucoup trop difficile à vivre avec, voyons... Je suis beaucoup trop folle, trop stressante... Pourquoi m'aimerait-on après tout ? Oui, ma confiance en moi mange une claque. Je croyais m'en sortir, mais je m'empire. Je deviens de plus en plus nauséeuse parce que je ne suis pas aimée en retour par la personne que j'aime. Je tremble de plus en plus la nuit avant de me coucher, donc je m'assure d'être bien épuisée pour aller dormir pour ne pas trembler comme une épileptique. Pour ne pas penser...
Penser tue, justement comme déblatérer tous mes sentiments de cette façon alors que je suis allée au cinéma. Pourquoi est-ce que je parle encore de Monsieur Pretty Boy ? Parce que l'autre billet était pour lui. Parce qu'il n'a pas pu venir. Il était occupé, j'étais mal à l'aise. Peut-être trop insistante aussi. Peu importe, je suis toujours trop... Trop. Ce film est basé sur mon super héro préféré de mon enfance. Il est très divertissant, je l'aime bien. C'est pourquoi je suis allée le voir quand même, seule, pour la deuxième fois. C'est pourtant un film sur lequel je pleure. Oh comme je pleure ! Même si je sais ce qui va se passer, vers la fin, je ne peux m'empêcher de me crisper en voyant leur visage triste, en voyant l'émotion circuler sur leur faciès. Je murmure les paroles en même temps qu'eux, les joues humides.
On me regarde comme si j'étais une folle, évidemment, parce que la bande d'hommes à côté de moi rient. Je ne suis qu'un spectacle pitoyable. Non seulement un spectacle pitoyable, mais aussi séduisant puisqu'ils semblent intéressés par ce que mon décolleté bien rempli contient. Moi, je regarde les traits tirés de l'acteur et je me dis qu'ils ressemblent aux siens, comme ces mots qu'il m'a prononcés, ces exacts mêmes mots. "I can't do this." m'a-t-il dit. Moi, je ne peux faire ça. J'ai l'impression que je ne serai pas capable de survivre cet épisode traumatique. Que je ne suis pas bien dans ma peau seule. Je ne suis jamais bien dans ma peau de toute manière...
J'espère, j'espère qu'il ne m'a pas remplacée. Je suis si facile à remplacer dans la vie des gens. Tellement facile qu'on le fait tout le temps. On me quitte comme si je n'avais jamais existé, comme si je n'avais jamais été spéciale à leurs yeux alors qu'ils étaient le monde pour moi. La vie est injuste comme ça. Les gens sont égoïstes et n'aiment que ce qui leur rapporte du bien. Me voilà en train de réfuter ma thèse même de mon cours de philosophie de l'être humain... Me voilà en train de contredire mes espoirs en la race humaine. Me voilà si brisée par de simples mots, par des sensations fantômes de caresses, par des envies de chair laissées à elles-mêmes. Je ne veux pas qu'on me garde dans le silence, je ne veux pas qu'on me donne des câlins par pitié, je ne veux pas m'acheter de vibrateur. Je veux un homme pour compléter ma vie et me faire sentir femme. J'ai besoin d'un homme pour me montrer qui je suis, un homme qui m'aime et m'accepte pour qui et ce que je suis puisque je ne le crois pas moi-même. J'ai besoin qu'on me le démontre avec preuves scientifiques solides irréfutables.
Mais je suis laissée à moi-même avec de faux espoirs d'un lendemain heureux avec une personne magnifique ; évidemment que le gazon est plus beau chez le voisin puisque tu y es... Tu n'es pas au cinéma.
dimanche 8 juillet 2012
La Mystérieuse Madame Je : Larguée pour la deuxième fois et pas du tout habituée.
Stop. Tenter de prendre de grandes respirations pour se calmer et sourire intérieurement. Observer ses sentiments. Pratiquer la bonté et la compassion envers soi-même puisque c'est clairement pas ce qu'on fait habituellement. Je n'ai pas envie. Je n'ai pas envie d'arrêter les effluves de désespoir, d'agonie qui commencent à s'insuffler en moi. Je veux la ressentir puisque je ne veux plus rester cette coquille amorphe. Je suis tellement blasée depuis que l'amour m'a quitté que je ne me ressens même plus. Je sens comme une froideur constante dans ma poitrine. Je ressens comme une lourdeur dans mon ventre comme si je mangeais constamment du plomb, m'empoisonnant, m'asphyxiant. C'est génial...
Aujourd'hui, c'est la fête de mon tout premier bébé Monsieur Mack. Il a onze ans... Donc ça fait 77 ans de chien. J'ai l'impression, moi aussi, d'être une vieille peau incapable de se mouvoir, en ce moment. Mais moi, je ne suis pas sénile... oh non... Je suis que trop au courant de ce qui se passe autour de moi. De cet hypocrisie, de cette haine qui m'est dirigée. Pourquoi ? Parce que je suis belle. Parce que je suis malade. Parce que j'ai tout ce que je veux. Je sais que je suis malade, mais le reste... Je ne suis tout de même pas la plus misérable, loin de là, mais je ne suis pas la plus chanceuse avec la plus belle vie au monde non plus. Loin de là. Je suis dans le milieu, la moyenne. Médiocre. Je suis commune, remplaçable dans cette société surconsommatrice de suicide.
J'ai acheté un petit gâteau pour les enfants. Ils pourront se le partager. Mais moi, je ne veux pas de gâteau. Je ne veux pas de fête ni d'amis. Je veux m'arracher la peau et crier oh souffrance et agonie ! Je veux me tordre sur le sol, ensanglantée, pour que les gens voient finalement comment je suis réellement. Ça ferait tellement moins de faux espoirs... Mais je me suis accoutumée à cette société où l'esthétique prône. Pour survivre. Être comme eux. Une machine. Mais cette machine est défectueuse. On a beau essayer de l'huiler et de recouvrir les trous avec des matériaux usés, la rouille n'y est pas encore et les trous restent là, s'agrandissent même. On ne peut me jeter dans la gueule du loup et souhaiter que j'y survive. Surtout seule.
J'ai pensé à Monsieur Pretty Boy toute la journée, évidemment. Comme d'habitude. Même avant qu'il ne me...
J'ai été triste aujourd'hui, mais je ne me suis pas laissée avoir, non. Je ne le pouvais pas... car j'étais bien trop frustrée. Ma colère est grande, terrible. Monsieur Pretty Boy le sait. Très bien même. C'est pour cela qu'il m'a...
Il en est encore la cause. Évidemment. Je ne peux me fâcher qu'après ceux que j'aime. Sinon ça n'a pas d'importance et ça passe plutôt dans la moquerie. Mais lui... Il arrive à me frustrer d'avantage, à me rendre paranoïaque et dingue, oui, complètement dingue. Je suis folle de lui et folle tout court. C'est étrange si je vous dit que ça m'excite ?
J'ai la nausée depuis quelque jours. Je me force à croire que ce sont les nouveaux médicaments. Je le fais aussi croire aux autres. Je n'ai pas perdu mon talent pour feindre la normalité avec les individus normaux. Monsieur Pretty Boy n'était pas normal. Il est spécial, car je n'aime que ceux qui sont différents et je les vénère pour les excentricité. Mais là... malade comme je suis à me réveiller à toutes les heures de la nuit, à vomir le peu de nourriture et la montagne de bile que mon corps peut contenir, à pleurer et crier seule dans le noir, à demander... POURQUOI. Pourquoi m'avoir laissée tomber ? Pourquoi m'avoir prise pour acquis, menti sur ses sentiments envers moi ? Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt que je puisse réparer les méfaits avant qu'il ne soit trop tard ? Pourquoi ? POURQUOI ? Parce qu'il est évidemment trop tard. Quand on aime, on ne quitte pas. On ne prend pas de distance. On travaille. On communique. On s'aime et on se supporte. On n'abandonne pas autrui à son triste sort, sauf si on aime moins, qu'on ne veut plus de l'anomalie de la personne qui était si chère avant... Quelle mauvaise blague. Comme un "Joyeux anniversaire." mal placé, mal habillé.
Comme ne pas m'amener à l'endroit où j'avais envie d'être spécialement avec lui, car avec quelqu'un d'autre, ça perdrait tout son sens. Comme me dire "Je t'aime, mais je ne te veux plus... pour l'instant.". On dit que c'est lorsqu'on perd quelque chose qu'on remarque à quel point ça nous est précieux. Moi je l'ai remarqué, car mes sentiments se sont affermis le jour fatidique où il m'a larguée comme une vulgaire fourmis qu'on envoie valser du bout des doigts avec dédain et désinvolture et ce, devant ma famille entière. Et moi de devoir leur expliquer que je suis folle. Littéralement folle et qu'on a besoin de temps. Moi, j'ai besoin d'amour, pas de temps. Ma famille l'a compris et me donne plus d'amour qu'ils peuvent ressentir. J'en ai besoin. Comme une bouée de sauvetage en pleine noyade... Je me noie dans mon chagrin pour toi, Monsieur Pretty Boy. Je me noie dans mon anxiété, dans ma solitude, dans mon diagnostique et mes prescriptions. Je me noie et je me noie seule. Je me sens seule... sans toi à mes côtés et même si je m'étais juré de ne pas me faire de faux espoirs, je me lève quand même tous les matins en souhaitant que tu me surprenne de ton amour renouveau pour moi et que tu me ramène au pays de mes rêves inconcevables, là, sur mon petit nid d'amour. Je souhaite cela en vomissant mes tripes à forts jets de biles, car oui, j'ai encore maigris. Bientôt, je serai aussi maigre que toi, mais ne t'inquiète pas, je ne perdrai pas de taille de bonnet. Je vais simplement perdre la tête si tu ne m'aimes pas bientôt. And then they will let me have cake.
À bientôt...
Mme Je.
mardi 3 juillet 2012
La Mystérieuse Madame Je : L'histoire du Petit Chiot
Le temps.
Je suis obsédée par la notion du temps. Du temps qui s’écoule plus que du temps
restant. Je suis une éternelle morose, pessimiste dans l’âme et optimiste dans
ma façade. Je ne suis ni toi ni moi. Je ne suis personne puisque personne ne
veut m’être. Je suis trop belle, trop lacérée sous mes soyeux habits, si peu
soient-ils. Je suis trop morte, trop forte de l’intérieur. Je suis déchiré, partout,
et partout me déchirent. C’est un cercle vicieux duquel je ne peux me sauver,
où je suis prise et prisonnière de moi non seulement… Je ne peux m’empêcher de
briser tout ce que j’ai, car j’arrive toujours à sa perte de toute manière. Je
suis une vilaine mante religieuse, une Big Bad black widow cachée sous les
coutures d’une douce poupée aux cheveux d’or, aux yeux d’azur. Je suis pure et
sainte, la Martyre Jeanne d’Arc en oubliant ses accomplissements. Je ne suis
que vulgaire, que brisée et démente, mais tout de même jolie et douce. Donc je
m’excuse à vous, je ne suis que fausse, mais je ne veux pas manipuler… Je m’excuse,
c’est en moi, je ne peux m’empêcher de vous jouer sur vos sentiments…
Par
ailleurs, je suis la chanceuse des chanceuse d’Avoir tombé sur un petit chiot,
un petit chiot qui s’est fait briser, qui s’est fait traîner dans la boue. Mais
ce pauvre petit chiot, mon beau petit chiot, il a su comment s’en sortir, lui.
Il est grand, il est fort et oh Dieu je l’Adore, car il est des plus
intelligent. Il était tout comme moi, faussement souriant, mais il a vu plus
loin que le noir. C’est mon sauveur, c’est mon héro, car sans lui je ne serais
moi… sans lui… qui serais-je ? Racontons son histoire, l’histoire du chiot
devenu fort, l’histoire d’un petit repoussé par la vie. Parlons des mauvais
moments, parlons-en en tout les temps, répétons-nous comme un barde le ferait.
Il était
tout petit, très petit ; grand me direz-vous, mais petit, tout petit… Il était
maigrelet comme un tout petit poulet et se faisait piétiner par les coqs. Il n’arrivait
pas à être sécuritaire avec lui-même, donc il se gardait et faisait le clown.
Tout le monde rit du clown, personne ne le prend au sérieux, donc il est tombé
dans sa propre litanie. Ce petit garçon, oh pauvre garçon ! il était le petit
du démon noir, le grand, l’imbattable, l’intelligent et prodigieux grand frère
qui met les barrières bien trop hautes. Petit chiot veut s’amuser, mais se fait
toujours rappeler que son démon est toujours plus bon.
Comme si… Comme si… petit chiot n’est pas assez
bon
Petit chiot n’est pas assez impliqué.
Petit chiot est tout simplement… comment dire…
« Allez mon petit chiot, mon doux petit
chiot, force-toi donc un peu pour rivaliser Dieu, notre Dieu, démon noir, le
grand démon noir ! Tu ne lui arrives même pas à la cheville ! Il est beau, il
est fort et tellement intelligent et toi, petit chiot, qu’as-tu donc entre les
dents ? Rien évidemment… SShh ! Pas assez, force-toi ! »
Petit
chiot, petit chiot, tu as grandit, tu es maintenant un grand garçon, toujours
un peu perdu, mais un grand et merveilleux garçon. Je t’aime Pretty Boy et
devrais prendre exemple sur toi, car tu as réussi à te tirer de là où je suis
prise depuis des années, prise avec mes démons… Montre-moi l’art de la guerre à
la Petit Chiot puisque tu le connais si bien, qu’on la remasterise à la Petite
Poupée et peut-être… un gros peut-être que nous aurons notre…
Happy
Ever
After… ♥
dimanche 1 juillet 2012
La Mystérieuse Madame Je : Tout est Noir, M. Pretty Boy...
J’avais
envie d’écrire. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu cette sensation que je
devais le faire, que c’était primordial. Je me suis donc assise en indien sur
mon lit, portable en main, et j’ai écrit. Je ne sais pas combien de temps avec
mes écouteurs bien enfoncés dans mes oreilles pour ne pas entendre un seul mot
à l’extérieur, ne voir que mon écran dans le noir, dans la mi obscurité, dans
la lumière. Je ne voyais rien que mon écran, que mes mots… mais quels mots ? Je
ne me souviens même plus ce que j’ai bien pu écrire, pendant tout ce temps,
comme si je m’étais perdue, que j’avais écrit pendant je ne sais combien de
temps et que, dans un moment lunatique, j’ai tout supprimé. Tout mis blanc sur
blanc sans pouvoir changer la police. J’ai mis la taille des lettres si petite
que je n’en vois que des poussières. Et maintenant mes doigts tremblotants,
faibles, effrayés, tristes tapotent l’écran, incapable de tout simplement la
frôler, la flatter avec amour désespéré puisque trop sous le choc. Des larmes
coulent le long de mes joues rosies par l’émotion, coulent de mes yeux vides et
froids, laissent de chaudes marques humides sur ma peau moite. Je sanglote en
silence pendant un moment, ma peau si blanche sous un soleil si rayonnant
éclate presque sous le contraste de ma robe cerise. Petit chaperon rouge qui se
promène dans la forêt si noire, si sombre. Si noire et sombre. Avec ses ronces
qui tentent de me déchirer, de détruire ma pauvre robe, lacérer mes yeux
puisque j’ai vu, puisque j’ai su me tenir droite dans ma jolie robe de petit
chaperon rouge. Maintenant, je suis nue, couverte d’écorchures, les mains
devant mes yeux intacts et je sanglote.
« Shhh…
Ne pleurs pas… »
Je sursaute
alors que je sens quelqu’un derrière moi coller son corps au mien, m’enlacer de
ses bras réconfortants et forts, mettre son visage dans le creux de mon cou
alors que je sanglote toujours en silence, les mains devant mes yeux, les
doigts quelques peu écartelés, de chaudes larmes coulant le long de mes joues,
de ma mâchoire, de mon cou, contre ma poitrine, entre mes seins. Semble-t-il
que je pleurais ainsi depuis un bon moment déjà.
« Quelle
heure est-il ? »
La personne
redresse la tête et fixe quelque chose juste devant nous. Mes mains retombent
le long de mon corps qui devient soudainement très mou, très faible. Je me
laisse bercer dans ses bras alors qu’il me bisoute la nuque, nous place
confortablement. Je reste dans ses bras et fixe l’heure.
« Depuis
quelle heure écris-tu ? »
Je savais
ce que cette question voulait dire. Je n’écrivais pas vraiment, j’étais partie
dans mon monde, dans un monde lointain, un monde de douleur, de vérité, de
noirceur. Mon monde à moi duquel je suis incapable de me sauver, prise par
cette folie passagère. C’est pour cette raison que je suis aussi faible, que je
suis molle dans ses bras forts me supportant. Parce que je suis restée dans
cette position toute la nuit. Je n'ai pas flanché, mon écran non plus. C’est à
croire que je l’empêchais d’aller en mode veille comme je m’empêchais de voir
le monde avec d’autres yeux que les miens. Peut-être plus humains.
Le matin.
Que faisait-il ici le matin ? Je tournai un regard triste, perdu vers lui,
l’implorant d’être ma bouée de sauvetage, m’excusant d’être un tel fardeau, de
lui avoir imposé cela en si peu de temps. Vis, vis pour moi. C’est ce que je
lui demandais. Et il le faisait sans rechigner. Il reste à mes côtés, est ma
bouée de sauvetage, mon gilet de sauvetage aussi par moments, mon exutoire, mon
antidépresseur, mes prescriptions. Il
est tout et tient son rôle avec brio. Je remarque finalement un sac au pied du
lit et pose un regard fatigué –mais intrigué- sur ce qu’il semble contenir. Je
souris doucement et il répond à mon sourire, se penche par-dessus mon corps
inerte et m’embrasse délicatement de ses lèvres minces. M’embrasse d’une
manière que seul lui en est capable, dans toutes les positions possibles, peu
importe ce que mes lèvres font. Il se redresse et m’étend doucement sur le lit,
me répétant sans cesse que je devais me lever et me préparer. Il prit mon
portable et le mit sur mon bureau, le fermant, venant s’étendre le long de mon
petit corps, me disant des mots si doux sans émettre un seul son. Seules ses
lèvres eurent l’audace de me murmurer ces mots durant un de mes états tel que
là. « Je t’aime ». Une de ses mains défit tranquillement, doucement,
avec amour, les boutons de ma robe, venant ensuite glisser ses mains sur mon
ventre, mes côtes, mes épaules, glissant le tissus de ma beau de lait.
J’entrouvris mes lèvres pour protester et il déposa un rapide baisé sur mes
lèvres puis se redressa. Mon corps suivit le sien instinctivement, ne voulant
pas se retrouver seul avec lui-même.
« Habille-toi,
on sort ! »
Me levant,
la robe tomba en caressant ma peau. Je me débarrassai rapidement de mes
sous-vêtements et le rejoint dans la salle de bain où il me lança rapidement
des vêtements. La texture me semblait différente et je vis entre mes doigts mon
maillot de bain. Heureuse, je m’accrochai à son cou pour l’embrasser avec amour
et il me repoussa doucement par les hanches, me laissant un peu d’intimité pour
m’habiller. J’enfilai mon maillot et mit une petite robe d’été tube noire en
dentelle avec un jupon jaune en-dessous. Il aime bien cette robe. Elle est
courte, mais je m’en vais à la plage, je m’en vais me pavaner en moins de
vêtements que j’en porte habituellement quand je vais me coucher. Moi, j’ai
hâte de le voir se pavaner, je suis surexcitée d’aller m’amuser dans le sable
et l’eau ; aller à la plage est tellement magique lorsqu’on est bien
accompagnés… Il me prit par la main et m’entraîna hors de ma tanière,
m’entraîna au soleil, m’entraîna vers un pays de bonheur que je ne connais
qu’avec ceux que j’aime. Surtout lui, mon Monsieur Pretty Boy…
Le soleil
était fantastique. Juste assez chaud pour se jeter dans l’eau trop glacée pour
moi et rigoler parce qu’on se pousse pour que l’autre ait plus froid, qu’on
s’envoie de l’eau dessus pour taquiner et qu’on rit, qu’on rit aux éclats sans
plus jamais vouloir cesser de rire. On rit tellement qu’on en a mal aux joues,
mal aux côtes, qu’on en tombe dans l’eau, qu’on crie de plus belle, qu’on rit
de plus belle. Ce n’est pas la plus belle plage au monde, loin de là. Elle est
quand même polluée avec tous les feux d’artifices qui se font projeter de son
lit, avec le casino juste sur le bord rocailleux, en pleine ville, mais il est
charmant avec sa verdure, ses pistes cyclables et son accessibilité. Ses
terrains de volleyball sablonneux, ses tables de piquenique pour se reposer. Nous
avions fait de tout : nager, se chamailler, jouer dans le sable, se courir
après, jouer à Marco Polo, jouer au volley, se reposer au soleil pour se
griller les foufounes, se reposer à l’ombre avec un breuvage froid pour se
rafraichir. La journée était merveilleuse, j’en avais oublié tout le reste, je
n’avais d’yeux que pour lui, que du plaisir au cœur. C’est avec joie et
épuisement que je l’ai suivi à sa voiture, qu’il s’est dirigée, main dans la
main, vers sa voiture, me lançant des petits coups d’œil tendres une fois de
temps en temps derrière ses lunettes de soleil en plastique noir et vert.
Durant tout le trajet, il me flattait le revers de la main du pouce et moi je
lui jetais quelques regards gênés sous ses attentions, des regards
incroyablement amoureux puis je détournais la tête pour regarder le paysage,
écouter sa musique qui me plaît de plus en plus.
Une fois à
domicile, il n’y a personne. Nous sommes seuls. Il stationne la voiture,
déverrouille la porte d’entrée sur le côté de la maison et me tire à
l’intérieur. Moi et mon superbe talent d’acrobate m’écrase contre son torse
alors qu’il me prend le visage entre ses grandes et fines mains pour
m’embrasser passionnément. Je me redresse pour répondre au baisé, submergée par
sa fougue. Nous avancions à tâtons, déposant nos sacs en chemin vers sa
chambre, bras dessus, bras dessous. Ma respiration se fait plus rapide ; j’aime
sa spontanéité, j’aime la force et l’entrain avec lequel il me dirige.
Fermement, il m’agrippe par les cuisses malgré mon gémissement de protestation
et me prend contre lui, fermant sa porte de chambre en m’y appuyant alors que
j’approfondis le baisé avec un soupire de plaisir, mes mains s’emmêlant dans sa
chevelure châtaine. Il recule un peu maladroitement –avec mon poids sans savoir
où il mettait le pied, c’était très normal. Même qu’il a dépassé mes attentes.
Quoique ça reste sa chambre et une distance d’à peine deux mètres- et s’assoit
sur son lit, se baisse en position couchée alors que mon corps suit habilement
le sien, écartant encore plus les cuisses pour le laisser se placer
convenablement et confortablement sur son lit. Il glissa rapidement ma robe
par-dessus mes épaules, interrompant notre baisé passionné pendant que moi je
laissais glisser mon corps, ma peau, contre lui, comme un chat qui recherche la
chaleur sans cesser notre intense baisé. Ses mains glissèrent avec envie, avec
tendresse, contre ma peau soyeuse, contre le peu de tissus qui recouvrait mon
corps chaud. Ses doigts vinrent finalement rejoindre un des nœuds qui tenait ce
maillot contre ma peau, enserrant mon corps dans une caresse infinie de lien
tissé. Il tira avec délicatesse sur le fil retenant mon haut alors que je
terminais notre baisé pour plonger mon regard dans le sien, ce regard bleu, si
vaste, plus bleu que chartre. J’ouvris mes lèvres pour lui dire ce que je
ressentais, voulant lui démontrer la montagne d’affection que je voulais lui
offrir, mes lèvres formant parfaitement les mots, mais aucun son ne sortant de
ma gorge. Je savais que quelque chose n’allait pas alors qu’on se laissa un
regard surpris, presque effrayé. Il me repoussa doucement et moi je me
redressai vivement, surprise, effrayée…
« C’est
le temps de prendre votre médication. »
La voix
douce et patiente de Mme Infirmière Rouge me ramena à la réalité alors que je
soufflais difficilement, effrayée, surprise, ne comprenant rien. Elle sourit,
désolée, et s’excusa, m’expliqua qu’elle a essayé d’y aller doucement et de ne
pas me brusquer. Je sais qu’elle est douce. Je me recouche, m’étant redressée
sous le choc. Je ferme les yeux et lui explique que ce n’est pas grave, que cet
endroit me cause un certain stress et que je me réveille toujours en sursaut, c’est
immanquable dans cet endroit. Je ne peux faire autrement. Je lui tends mon
bras, chassant les larmes de mes yeux alors que Mme Infirmière Rouge ne me
regarde pas par respect, voyant mon désarroi. Elle prend ma pression, ma
température et mon pouls. Elle me laisse ensuite un petit pot avec ma
médication et attend que je la prenne avant de partir. Je bois le verre d’eau
au complet, sentant le liquide glacé envoyer d’autres frissons sur ma peau
brûlante. Je faisais un peu de fièvre, pas beaucoup. De la fièvre que je me
suis créée moi-même avec cette utopie. Impossible… je ne pourrais être aussi
heureuse. Pas ici. Pas maintenant. Pas avec ce qui trotte dans ma tête, cette
noirceur qui me gobe le cœur, qui meurtrit mon âme. Qui me lacère et me lapide
depuis trop d’années de ma courte vie. On a beau me dire que je suis encore
jeune, mais je ne me vois pas continuer une vie ainsi, sans voir mon avenir,
sans savoir si je vais réussir à faire quelque chose de bien un jour. Je ne
peux me permettre de si beaux rêves quand tous les autres ont été impitoyablement
écrasés par la réalité et la vérité.
Oh,
Monsieur Pretty Boy, comme j’aimerais te serre dans mes bras… mais je suis dans
le noir, le noir total et le seul son m’accompagnant en cette nuit orageuse est
le son lointain de la pluie tapant sur les fenêtres inexistantes dans ma
chambre, le son des appareils de santé, l’agonie de mes compatriotes. J’aimerais
recevoir la douceur, le bonheur que tu m’as fait ressentir dans un si beau
rêve. Mon rêve. Mon rêve de passer des beaux moments avec toi, Monsieur Pretty
Boy, de passer une vie pleine de joies et de jeux. Une vie spontanée, une vie
avec toi. Montre-moi à être heureuse, je t’en prie ! Car sinon, prochainement,
il ne restera plus rien à récupérer de moi. Je ne serai plus qu’un petit tas de
cendre et de morceaux de verre brûlé, car mon cœur n’est fait de pierre, mais
bien de verre. Il est fragile et a été brisé tant de fois qu’il en manque
quelques morceaux tels que mon innocence, mon sourire, mon bonheur… J’espère, Monsieur
Pretty Boy, que tu seras capable de rapiécer ces morceaux égarés, car j’aimerais
ne pas sombrer et vivre ton bonheur, mais je n’en suis point capable. Plus
maintenant. Tout est noir, maintenant, Monsieur Pretty Boy, tout…
lundi 4 juin 2012
La Mystérieuse Madame Je : Pain.
I'm hot. Really hot. Never felt this... This pain as if something was clawing it's way through my bowels, just ripping everything away, trying to gasp for air as am I now. How weak I feel... How sick I feel... How horrible. It hurts, it hurts so much... I can't believe I made it home to my cold apartment alone and cold even though I'm burning hot. Feverish. I'm afraid to pass out, my body is trembling so much I can hear my joints cracking under the sheer pressure of the rapid movements. And I am weak, so weak... Confused. I wondered all the way home how I was going to make it and was also wondering how I was managing to drive, just drive. My hands were barely able to hold on to the steering wheel, my foot barely able to press the clutch right. And the pain is just growing like a roar increasing in sound. I'm sure my stomach acid is just leaking from a horrible tear onto my internal organs, killing me slowly and oh so painfully.. It hurts, oh God it hurts !
I feel like I'm dying so I won't let myself pass out. But I'm so drowsy and weak. Only staying awake because of the sheer iron will I'm forcing onto myself because I'm afraid... It hurts so much I'm afraid if I pass out I'm going to die. The pain is excruciating like anything I've ever felt before, just gashing at my insides and making me hurl along the way to this cold, dark place I usually call home. Right now, home would be the welcoming arms of Monsieur Pretty Boy, holding me near his heart while I sweat my fever away, try to make the pain go away through every pores of my body.
It hurts so much I can't even cry because the muscles would have to contract and it's just making it worse. I just can't take it anymore... I want to be selfish and drive myself to my own kick death to make it stop, please make it stop ! The trembling, the vomiting and the dreadful flesh eating pain. In the cold air of this enclosed space I can almost see the heat coming out of my body, this twisted body to match the mind covered in cold sick sweat even though it has reached critical level. I am confused, can't think right and what is worse than suffering and not being able to think our way through ? Nothing is worse than this pain. It's making my dying mind crumble to nothing, cursing the All Mighty One for giving me my wishes to take away the pain somewhere and give it to me. Make me blind, make me sick. Give the whole fucking world for me to carry on my little shoulders. Make this little broken doll carry the burden of the pain of others like she wished for in her suicidal days. Make her wish she could die even though she can't even kill herself out of pure love for others. Make her sick to her stomach and not even able to liberate a tiny bit of the pain with tears. Not even tears of blood. Give her pain without taking her consciousness. Three times now I have found bile gushing out of my body and to kill those three painful spasms, lets take three pills. More than prescribe but who gives a fuck anyway. I'm here, alone in the dark, cursing God for the pain. Might as well dull the pain and fuck everything up. Fuck the world. Fuck you.
I'm sorry, I'm so sorry... It just... hurts so much ! I can't take it anymore, I can't take it anymore... Why can't I just find Monsieur Coco somewhere and cuddle vWhy can't I have some warmth to dwell away in a better place ? Because I'm cursed ? Because the world doesn't like me like those people who call me friends when I'm there and backstab me when I'm not even invited to their fucking birthday parties ? Oh, please. I know you're all hypocrites. I used to be your friend. And now I am no ones friend. Everyone is sound asleep or in the comfort of their homes just chilling at two AM while I'm crying dry tears of pain I will not be able to stand much longer. Can anybody find me... somebody to love...
dimanche 27 mai 2012
La Mystérieuse Madame Je : Utilisation du mot "défécation" dans le monde moderne.
Faussement heureuse. Au faux sourire. Pourtant, on dit que même s'il est faux, il est beau. On aime l'hypocrésie, dans cette société d'aujourd'hui. Mais pourquoi aime-t-il que je lui mente ainsi ? Après l'abandon, le mensonge et la trahison sont sur le même piedestal. Le piedestal de ce qui est le plus vil, d'après moi. Je ne peux tolérer ces trois méfaits. Je suis dévastée après que l'on ait exercé ces vilénies contre ma personne.
Un faux optimisme. J'ai la force d'esprit de garder cette parade et qu'on y croit dur comme fer. J'y suis tellement maître que j'arrive parfois à me convaincre. Voilà ce que fait la maladie, l'hérésie de ma personne mène indéniablement à l'auto-destruction. Je m'auto-mutile de mes pensées positives et gaies. Je fais aux autres ce que je ne veux pas qu'on me fasse. Voilà mon hypocrésie digne de ce temps.
Non, je n'aime pas la race humaine. Je n'aime pas son fachisme négatif inlassable qui brise les plus intelligents, réhausse les imbéciles et envenime les plus sadiques. Je n'aime pas cette race qui ne sait que détruire alors que la loi indique clairement que rien ne se perd et que rien ne se crée. Les humains ne savent que déféquer du néant et tout réduire à leur Céleste défécation. J'en vomis de tout ça. Je veux créer du beau et du pur alors que je ne suis guère mieux que mes confrères. Je ne veux qu'améliorer cette race, y mettant larmes et sang, mais je ne fais que tomber dans son sordide jeu, dans cette spirale incessante de mensonges et de manipulation.
Voyez-vous ce faux positivisme que je vous présente tous les jours, derrière ce faux sourire jovial et réconfortant ? Maintenan que vous m'avez à nue devant vous, moi qui découvre peu à peu qui je suis vraiment et qui aime de moins en moins cette vie pestilientielle, qui devient de moins en moins apte à survivre parmis tous ces démons et diables. Ne voyez-vous pas ma gêne augmenter ? Ne me voyez-vous pas régresser à un état méconnaissable, devenir de plus en plus malade, de plus en plus faible, mais oh que plus délicieuse ? Vous, Hommes de ce bas monde, aimez les jeunes poupées telles que moi pour en profiter et utiliser. Et je me donne à vous telle une héroïnomane s'injecte la mort à petites doses de bonheur enflammé. Je veux qu'on me prenne, qu'on me contredise, qu'on me montre à quel point on est supérieur et moi inférieure. Je veux que Démon me pénètre tel le plus insidieux des péché. Je veux qu'on viole mon innocence jusqu'à ce qu'il ne reste plus que le néant et ce sentiment engourdi, cette vie vide que la majorité semble vide. Oh, comme l'Ignorance est clef dans ce monde cruel et froid, car la connaissance est mon fer chauffé à blanc appuyé en mon sein, laissant la trace de mon existence à jamais dans mon coeur et mon Esprit Saint.
Amen. Comme j'attends mon Amen bien à moi. Mon Amen qui me rappelle le club des petits déjeuners à l'église Saint Rosaire, qui me rappelle bébé moi sans le sous, l'estomac plein de rien. Si plein qu'on n'en pleurait point, on en grognait de mécontentement. On ne se plaignait pas le ventre plein, on se plaignait le coeur plein, incapables de ce débarrasser de ce fardeau et cette étiquette de pauvreté qui nous a rendus si intelligents. Qui nous a donné cette lucidité plus cruelle que la famine. Qui m'a rendue si consciente de cette défécation commune qui me donne la nausée tous les jours, car je suis enceinte. Enceinte d'un suicide lointain. Et je le porte en mon sein sachant que je vais un jour l'abandonné dans une douloureuse fausse couche au nom inconnu aujourd'hui : Amour.
jeudi 24 mai 2012
La Mystérieuse Madame Je : Because I got high
Aujourd'hui, je ne suis pas déprimée. Je suis sur un "high". Mon système voit que je suis en carence, donc me donne une petite poussée pour la journée. Je ne suis pas sur un gros high par contre. Je suis simplement neutre et non déprimée. C'est toujours comme ça après que j'aie eu ma phase de colère. Je ne peux bien dormir, ici, donc ça me frustre. Tous ces bruits, toute cette agitation et ce vieux con qui ouvre MA lumière et non la sienne. Oui, moi, jeune de 21 ans, doit partager sa chambre avec une vieil homme sénile qui tousse et qui crache. Monsieur Pretty Boy, oui, il crache. J'aimerais que tu sois là pour me bloquer les oreilles lorsqu'il crache. Je sais, je sais... Tu as tes occupations, ta vie. Mais merde que ça me fait du bien de te voir, moi, la petite dépendante affective. Quoi, tu n'avais pas encore remarqué ? Mais comme tout autre problème, j'y travaille. Je ne peux en vouloir aux gens d'avoir une vie. Je suis malade, je ne suis pas aussi sociable que vous tous. Je n'ai pas beaucoup d'amis et je n'en veux pas énormément non plus. Je veux toujours voir les mêmes personnes, comme ça je m'assure d'avoir un petit cocon douillet d'amitié. Pas cette fausse amitié superficielle, non. Je veux la vraie amitié avec un grand A ! C'est si rare dans ces temps modernes...
J'ai mangé aujourd'hui. Une tartinade aux framboises pour déjeuner avec un grand verre d'eau ainsi qu'un petit jus de pomme. Une demie tartinade aux framboises pour dîner ainsi qu'un gâteau beaucoup trop artificiel pour dessert. J'ai grignoté des chips entre temps. Oui, des chips le matin. J'avais envie d'une frite alors c'est le mieux que j'avais... J'ai fait la demande pour une travailleuse sociale et un médecin de famille ce matin. Une gentille dame m'a appelée et m'a parlée de tout cela. J'ai accepté d'attendre. Je suis sur une liste prioritaire. Devrais-je être soulagée ? Je ne sais pas... Être prioritaire ne fait pas de moi une personne saine, en santé. Je vais rester la pauvre jeune femme prise sur des pillules pour le restant de sa petite vie. Je reste la jeune femme déprimée que je suis. La petite poupée déguisée dans un monde platique. Et j'espère de tout coeur qu'on ne me verra pas comme la petite poupée seulement. Je veux qu'on me voit pour qui je suis. Peu importe ce que je suis. Je ne le sais pas moi-même. Je sais une chose : je veux retourner aux études. Faire un baccalauréat en allemand. Aller étudier la philisophie et la psychologie là-bas, dans ce pays européen si envoutant. Je ne veux pas être cette petite fille qui se cherche, cette petite poupée qui attend un maître pour la prendre en charge.
Mon problème est que je veux tout, tout de suite. Comme un enfant roi. Je vais essayer de m'inscrire à l'université... Mais je me dis cela tout simplement parce que je suis sur un high. Je suis complètement gelée sur un excès d'endorphine. Je me crois toute puissante, je crois que je peux tout faire et tout avoir. Mais une poupée ne peut rien faire. Elle ne peut que plaire.
Est-ce que je vous plaît ? Monsieur Inquiet, est-ce que je te plais encore ? Es-tu aussi INQUIET que tu l'étais auparavant lorsque Monsieur LUI était encore dans les parages ? Suis-je toujours ta petite pichouichoui adorée ? Je l'espère bien... car tu es et sera toujours mon petit chiri, mon meilleur ami, mon confident. L'homme que je désire, mais que je me refuse. Pour notre bien. Pour mon bien. Je t'aime d'une façon qui ne s'explique. Je t'aime d'une façon inoubliable et pure, mais si fortement que mon coeur ne peut le contenir. Et la distance fait en sorte que mon coeur n'éclate pas de cet amour. Dans le fond, ça fait du bien de rester dans ce trou, dans cet endroit superficiel où il est difficile de trouver des gens aussi géniaux que Madame Soeur, que Monsieur Pretty Boy, oui, même Monsieur P. Je ne peux lui en vouloir. Je lui ai quand même brisé le coeur... Eh bien, ce qui est fait est fait. Je lui ai brisé le coeur, car je ne peux que vivre à cent milles à l'heure. Je dois vivre pleinement, et vite, car je n'en ai plus pour longtemps. Je le sens dans mon corps vieillissant. Je le sens que je vieillis plus vite que j'en ai l'air. Je me sens périr, couler à petit feu vers le Styx dans lequel, un jour, je vais me noyer. Même à mon jeune âge, je sais que la Mort s'approche. Mortem Obiré avec une plume de sang écrit avec joie le jour de ma mort de rapprochant à grands pas... alors que moi j'ai l'impression d'avancer à pas de souris avec ma vie qui n'a aucun sens. Qui est inutile autant pour moi que pour mon entourage. Je dois y remédier. Je dois devenir quelqu'un avant de me perdre à tout jamais dans ma léthargie. Je dois apprendre à Vivre !
Mais voilà encore mon high qui parle. J'espère que les pillules qu'on va me donner pour le restant de mes jours vont me garder sur ce high constant. Que je n'aurai plus ce kick de noirceur qui me fera plonger dans le suicide et l'excès de larmes. Je veux grandir. Je veux m'améliorer... mais seule, j'en suis incapable. Je ne veux pas d'aide de Madame Soeur, je veux son support. Je ne veux pas d'aide de Monsieur Pretty Boy, je veux son amour... mais toi, Monsieur Inquiet, je veux de toi. De tout ce que tu as à m'offrir. Je veux de toi en plus grandes doses, comme une héroïnomane... une Inquiènomane. Me permets-tu ? Me permets-tu seulement d'avoir un peu de ton temps, de ta sagesse, de ton amour ? Je sais... j'en demande beaucoup... Surtout depuis que tu es si loin. Surtout depuis que tu n'es plus sur mon chemin...
mardi 22 mai 2012
La mystérieuse Madame Je : Le coeur gros d'une poupée
Captive. Je suis captive. Je ne peux me sauver des chaînes que je me suis moi-même installées. Je ne peux me défaire du sort qui m'a toujours guettée, qui n'attendait que je fissure cette armure, cet harnois complet d'innocence et d'orgueil. J'ai perdu toute innocence avec la perte de ma sanité. J'ai perdu cette parcelle de moi qui me donnait vie, qui me faisait humaine. Je suis morte à l'intérieur. Je laisse les gens admirer cette belle robe colorée que je porte pour cacher cette peay desséchée et putride de ma personne. Je mets un masque pour mieux vous duper. Un masque de sourire, d'innocence. Je porte de grandes bottes écatlates pour capter toute votre attention sur ce que je ne suis pas. Voilà pourquoi je suis une éternelle jeune femme timide.. c'est parce que je vous mens. Je vous mens tous. Même à ceux que j'aime le plus : Monsieur Pretty Boy, Monsieur Inquiet, Madame Mom, Madame Soeur et Monsieur Dad. Donc je m'enferme ici, dans ma prison d'insanité pour un monde meilleur. Pour aimer pour de bon. Pour que je puisse vous montrer ma vraie façade sans que vous me brûlez sur la croix.
Je suis seule. Avec quelques visites, évidemment, mais les gens sont si occupés... Je m'en veux de leur demander de l'attention, de leur demander de venir me voir, de me montrer qu'ils m'aiment de cette façon, car je n'arrive pas à comprendre pourquoi un humain aimerait une poupée comme moi.
Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas tout simplement me prendre pour son bonheur et jouer avec moi pour toujours ? Pourquoi est-ce que les gens qui méritent mieux qu'une petite poupée dysfonctionnelle s'entiche à moi ? J'aimerais tellement trouver une place tourmentée par un bourreau autre que moi-même comme ça le monde serait un monde un peu meilleur... J'aimerais prendre la place de ces femmes battues, de ces adolescentes violées. J'aimerais être l'héroïne de mon histoire... mais je ne suis qu'une poupée que personne ne veut utiliser, car trop fragile. Si seulement j'avais la force de sortir ces pauvres femmes, ces pauvres filles de leur tourments... Je me donnerais à coeur joie à ces ignobles monstres qui ne causent que peur et douleur. Comme dans mes rêves, j'aimerais avoir le courage d'aller chercher ces femmes, leur dire de courir et ne plus jamais regarder en arrière, d'être fortes puisque je ne le suis pas et écopper leurs problèmes, les subir pour pas qu'elles aillent à le subir.
J'aime... J'aime le monde. J'aime tout le monde. Mais je n'arrive pas à leur donner cet amour immense qui fait battre mon coeur de santé intarissable. Je n'arrive pas à démontrer cet amour et surtout pas à en recevoir conveblement puisque je n'arrive pas à assimiler l'idée que quelqu'un puisse aimer cette poupée dysjonctée. Je n'y arrive tout simplement. J'en suis presque à souhaiter qu'il cesse de m'aimer, car je ne mérite pas une personne aussi merveilleuse et intelligente que Monsieur Pretty Boy. Il est trop parfait dans sa vie chargée, son cynisme amical, ses boucles d'or, ses yeux d'un bleu pur... Si pur... Angélique sur un coeur d'or fissuré un peu comme le mien. J'aimerais tant y souder les morceau de mon pauvre coeur en morceau, mon coeur froid et inerte à ce coeur fragile pour qu'il reste scintillant et continue de battre au rythme de sa musique.
Me revoilà à fondre en larmes. Parce que je vois à quel point ma vie n'a pas de but, à quel point je reste un fardeau pour les gens autour de moi. À quel point mourir me semble doux encore une fois... mais je persévère pour ces gens qui me sont chers. Je ne veux pas cesser de pleurer pour les bonnes raisons et c'est pour cela que je n'y arrive pas. J'ai le coeur gros comme ça, mais pas pour moi. Je suis incapable de m'aimer, c'est même hors de question. Je me trouve si repoussante, une mauvaise personne, une menteuse, une lâche, une faible. Je suis incapable d'aimer une poupée qui désire être humaine... car, au fond, les gens ne changent pas.
dimanche 20 mai 2012
La Mystérieuse Mme Je : Je ne suis pas Mme Je, je suis Mme Barbie.
J'entre dans cet endroit damné. J'entre dans cette ambiance faussement asceptisée pour une sécurité plus que précaire. Je soupire. Je passe plus de temps dans cet effroyable bâtiment que j'en passe derrière un livre ou une console de jeux vidéos. Et tout ce que je veux c'est qu'on m'aide. Évidemment, j'y viens seule. Les gens sont trop occupés pour venir passer de ce temps pitoyable avec moi. Je ne peux leur en vouloir ; je suis souvent égoïste moi-même... même si je ne laisserais jamais un ami aller seul à l'hôpital. Je viendrais au moins voir, prêter un livre ou un petit jeu quelconque. Mais non, les gens de la société d'aujourd'hui sont toujours trop occupée, trop fatigués. Oh, comme je les comprends... sur ce dernier point. Parce que moi, je ne suis jamais occupée. Je suis toujours seule à me chercher des amis qui n'existent pas, qui me croient saine et qui se fichent bien de ma santé mentale en autant que je vienne accompagnée de ce foutu faux sourire que je sais si bien afficher.
Et là, j'attends. J'attends le verdict de ce marteau impitoyable. J'attends qu'il s'abaisse sur mes années à venir, qu'il m'écrase sous son lourd poids d'anxiété et de prescriptions. Mais je le veux... non... j'en ai besoin. Je ne peux plus continuer à vivre dans cet état second de tristesse, de stress, de ne pas être bien. Surtout pas dans ma peau. Je n'en peux plus de douter des sentiments des autres envers moi, car j'ai la pire estime de moi au monde. Je n'en peux plus de ces hauts et ces bas, de cette montagne russe de crise d'anxiété, d'angoisse d'exister. Donc je suis assise sur le bord de la fenêtre pour pouvoit garder un contact superficiel avec le monde extérieur alors que dans ma tête, on me répète "Qu'on m'enferme ! Qu'on m'enferme ! QU'ON M'ENFERME !!". Je n'en peux plus de me sentir comme une voyeure sur ma propre vie, de regarder tous ces délicieux petits vices cachés et être la seule perverse à en profiter. Je veux partager cela avec de voyeurs spécialistes, professionnels. Je veux me faire prendre et me faire regarder sous tous les angles qu'on puisse me dire qui je suis réellement et comment je vais pouvoir m'en sortir, comment je vais pouvoir faire parti de cette société égocentrique et matérialiste.
C'est assez. J'ouvre la porte d'un bon coup de pied bien haut malgré ma taille bien basse. Je défie cette femme, cette rouquine ronde au caractère des champs dans lesquels on se retrouve nichés, sans service. Je claque la porte derrière moi et je me laisse tomber sur la chaise, épuisée déjà par ce peu d'effort.
"Là, là, ça va faire le niaisage ! J'en peux plus d'attendre dans cette caliss de salle faussement silencieuse pour me faire dire qu'on sait pas qui je suis ou n'importe quelle niaiserie du genre et qu'on va me rappeler. Je sais ce que je suis et je sais mauditemen bien que j'ai besoin d'aide. Donc tu vas m'en donner pis ça presse."
Comme c'est délicieux de m'imaginer le regard qu'elle me lance, mais je vois noir, donc je ne la regarde pas, je ne la vois pas, la rouquine. Un sanglot m'étouffe et me secoue de tout mon être, secoue les parois de ma cage thoracique avec l'impact d'un camion à ciment dans une forêt dense. Je me mords la lèvre. Je renifle.
"Tu le vois bien que ça va pas ? Non ? Ou j'suis tellement bonne fakeuse que tu le remarques pas toi non plus ? Ça se voit pas dans le fond de mes prunelles bleues -je sais, tu vas dire vertes, mais moi j'aime mieux dire bleues- que je souffre le martyr, que je suis qu'une petite poupée qui demande à se faire rembourrer ? J'essaie de tenir mon rôle, mais une poupée à pas sa place dans un monde de barbie. Toi, t'as ta place. Les Furbies sont encore à la mode, la preuve : ils en refont en juillet. Le mois de ma fête... Mais moi, Madame Furbie, j'suis trop faible pour me transformer. Je peux tout simplement me déguiser en Barbie. Je sais, j'ai pas mon déguisement, là, mais c'est bien pour cette raison que je ne l'ai pas. C'est parce que je VEUX de l'aide. Mon costume de Barbie, Madame Furbie, ne me fait plus. Il est trop serré. Il m'étouffe. Il colle tellement à ma peau que des fois j'ai de la difficulté à m'en séparer et me souvenir qui est la vraie moi. C'est ça le problème. Appellez ça comment vous voulez, testez sur moi tous vos produits si vous voulez ! Moi, j'veux juste me sentir bien, pour une fois. J'veux me sentir femme, pas poupée ou déguisée en Barbie plastique. Je veux me retouver. Je ne veux plus avoir mal... J'aimerais pouvoir aimer comme tout le monde. Autant moi que les gens qui m'entourrent."
Une larme chaude coule le long de ma joue alors que j'ouvre les yeux. Je suis assise sur le bord de la fenêtre pour pouvoir répondre au monde extérieur. À moitié. Les gens dans la salle me regardent croche et croient que mes larmes salées et chaude sont contagieuses. Et moi de leur répondre dans la langue universelle : "Depression hurts but it's not HIV."
dimanche 13 mai 2012
La Mystérieuse Mme Je : Because I'm that kind of girl
Ce soir
était une soirée fantastique. Journée épuisante, certes, mais tout de même
extraordinaire. Pourquoi ? Car je suis entourée des plus belles personnes. Elles
emplissent mon cœur de bonheur, me font respirer la vie à pleines narines, me font
voir toutes les couleurs que mon cerveau peut enregistrer. J’ai une très belle
vie, une très belle famille, de très beaux amis et de très belles personnes trop
spéciales à mes yeux pour les décrire…
Et pourtant,
me voilà à vouloir verser toutes les larmes de mon corps, à vouloir vomir des
mots qui ne me viennent pas, à vouloir faire jaillir ces cris mortels,
silencieux, qui hantent mon esprit. Me voilà à me retrouver face à Mme Elle, à
me faire dire toutes mes quatre vérités, à me faire psychanalyser alors que je
ne suis qu’une. À me faire dire toutes ces mensonges, ces dures vérités qui me
sont cachées par ma facette innocente et pure, cette facette que tous
connaissent. Que je cache. Dont j’ai honte, car ce n’est qu’hypocrisie. Because I am that kind of manipulative bitch,
this girl I hate so much and want to see in the dirt, that is so much hated by
society. Je suis cette
fille qu’on dit salope, qu’on dit menteuse. Cette fille marquée par la société
d’aujourd’hui et pourtant répandue dans toutes les âmes féminines de ce temps
perdu. Mme Elle me rappelle cette triste réalité, me fait remarquer à quel
point j’ai besoin d’attention –même si je le savais déjà- et me dit sans cesse
que je devrais cesser de faire croire aux autres que je suis moi et non elle. Because I am that crazy skank, that attention
whore, that mean little girl. Oui, je ne suis qu’une petite fille. Je ne suis que cette petite fille
maigre, aux longs cheveux noirs, raides, au toupet carré, au visage rond, au
corps maladif, à la peau pâle et matte. Intérieurement, du moins. On voit mon anorexie
dans mes genoux. Pourquoi n’ai-je jamais faim ? Suis-je subconsciemment malade
à m’en faire oublier de ressentir la faim, de vouloir maigrir à ce point, de
vouloir être cette poupée plastique que tous disent ne pas rêver, mais dont la
société nous mène à penser que c’est l’incarnation même de la beauté d’aujourd’hui
?
Je crois
bien que oui, malheureusement. Je crois que ce n’est pas le seul de mes soucis.
Non… Je suis si malade, so sick,
so disgusting. Because I am not PERFECT. Because I should be PERFECT. Because I
want to be PERFECT. Mais
on m’a élevée autrement. On m’a élevée comme une petite poupée qui doit tout
subir, qui doit aimer souffrir, qui doit sourire lorsqu’on ne le demande pas et
qui ne doit pas mourir. Surtout pas. Que mentir, souffrir. Montrer que tout va
bien.
Et
pourtant, tout va bien. Mais je ne le veux pas. Because I’m a twisted fuck. I want to suffer because I like it. I like
to be treated as if I was just a worthless piece of shit. I want to be low,
lower than a snake can go. I want to be down and dirty. Je veux laisser ces larmes invisibles
couler, se mêler au sang qui ne cesse de couler, que j’aimerais voir gicler et
se mélanger à mes tripes qui ne cessent de grouiller dans mon fort intérieur.
Je veux être cette fille, celle qui prend la place des autres, celle qui se
fait battre par son mari, celle qui se fait violer par son père, celle qui
combat le cancer à la place de sa mère. Parce qu’elles méritent toutes mieux
que moi. J’ai tout pour jouir de la vie et je n’en veux pas. Depuis des années,
je m’efforce de voir la lumière alors que je ne veux que voir la noirceur.
Alors hop les Advils. Une pilule, une petite granule, une Advil, mille milligrammes.
Y’a rien de mieux mon vieux que de se faire du mal-euh.
Oui. Je
veux éviter cette réalité, celle de Mme Elle, celle avec Mr Pretty Boy puisque
c’est si heureux, si beau. Comme des petits papillons. Las mariposas. Die
Schmetterling. Ma vie est trop belle pour ce que je veux, mon emploi trop
payant pour ce que je fais. Je ne mérite rien de tout cela, car je vais finir
par tout bousiller tout simplement parce que je vais rechercher à me faire du
mal. Je vais rechercher cette lame si chère à moi qui a tant labouré ma chair
pendant mon adolescence. Oui, exactement. Ces cicatrices ne sont pas des
petites marques de griffes des quatre chiens, non… ce sont les marques de cette
pute maladive, bipolaire, dépressive. Que de mots tristes, n’est-ce pas ? C’est
ce que j’aime. L’attention est ce que je recherche dans le fond. Je parais
comme une petite fille bien normale, joviale, bien gentille. Je suis gênée
parce que je suis incertaine. Parce que je ne crois pas en ma beauté, en mes 34
D, en mes capacités à manipuler. Je pourrais tout avoir en claquant des doigts,
je sais, j’ai déjà essayé de manipuler les gens dans mon plus jeune temps. Ça
fonctionnait. On me le reprochait. Donc j’ai découvert que je n’étais pas aussi
géniale que je le croyais. Puis j’ai remarqué quelle personne exécrable j’étais
devenue. Puis je me suis mise à me redouter. À me cacher derrière cette façade
de douce MOI. Because I’m that kind of
girl. The one boy all say they
would be if they had boobs and a vagina.
PS : I love you.
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